Man in Wood

Man in Wood
chapter - Eva and Ade

Thursday, 14 June 2012

and what the public say... (nadine 2008)





André Conrad

Je n ai pas eu le temps de te dire le bien que je pensais de ton film.  Je n ai pas été sensible au " cas psychopathologique " qui défie la compréhension, mais au vide du quartier que tu décris, à une totale absence de culture et d activité, confirmée par l architecture, les couloirs, la tristesse des parcs....une oisiveté terrifiante. Mais ce qui m a surpris c est qu au delà du désespoir particulier à un cas et à une micro société veule et violente, tu touches quelque chose d universel, formulée par ton héroïne quand elle est interrogée alors même qu elle va mieux ( scène que tu mets à la fin en contrepoint de son suicide) : elle dit que certains jours. ..et cette fragilité, cette façon de côtoyer l abîme est le lot de tous. C est cela qui fait du film quelque chose d humain, alors même que tous les personnages ont quelque chose d écoeurant. 
Le style, le rythme, le noir et blanc concourent mettre à nu cette situation où le désoeuvrement est plus profond que ce qu un psychologue ou un sociologue en dirait.  La crise est plus profonde et plus revoltante.
  Dans les références cinephiliques, j ai bien sûr pensé  à Robert Bresson ( histoire de Mouchette etc.).
Cela dit on pourrait te demander si ces personnages ne sont pas ( tous) des caricatures et si l impossibilité de trouver un seul personnage qui ne soit pas pénible à voir, n accentue pas artificiellement le sentiment d impasse.
Il reste que le mérite d un tel film est de développer l attention non seulement au mal - être d une personne particulière mais à à la situation de toute personne.
Amitiés. 


Y.
I found in Nadine, your film, something strong, a force, a tension, an emergency, a truth, that exists in every one of my top ten favorite movies:

If, Lindsay Anderson
Kids, Larry Clark, Harmony Korine
Rude Boy, The Clash
Salo ou les 120 journées de Sodome, Pier Paolo Pasolini
Nosferatu, Werner Herzog
Guess who's coming to dinner, Stanley Kramer
La Haine, Mathieu Kassovitz
Bravo, tu es un cinéaste!

Patrick
C'était vraiment tt à fait passionnant pcq j'ai trouvé que sur ce film ( comme ts les premiers, avec bcp d' autobiographie j'imagine) il y avait un vrai langage de cinéaste pour filmer le scénario. Finalement on était tt autant "piégé" par le film que Nadine par son environnement.

Véronique Porret, une amie de Grenoble, psychiatre, psychanalyste, critique de films, sinophile…
Merci pour cette émouvante critique, du dedans. Merci. Cela a dû être la fête après...

Lydie Zawislak
heureusement que j'avais donné mes impressions à Marine avant de lire ton message et ta critique du film que je trouve très juste


Laetitia Launiau
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Le sentiment de mal à l'aise du départ s'est très vite estompé. Il n'y avait rien de "gore", tout était suggéré. J'ai trouvé ce film extrêmement poétique et, comme tu le dis si bien, très photogénique. J'ai été voir une très belle exposition de photos au Frac de Sélestat où l'on voyait une série de clichés représentants des immeubles HLM. J'ai retrouvé la même perfection artistique dans l'effet visuel de la caméra de Ian. J'ai trouvé aussi que la mollesse de Nadine, la lenteur de certaines scènes, représentait bien la pesanteur de ce système de vie dans certaines banlieues. On était à Londres, mais l'on aurait tout aussi bien pu se trouver dans des quartiers d' Hautepierre, de Clichy sous bois ou de Moscou. J'ai trouvé ce film très juste, extrêmement réaliste, tout en voguant dans des sphères surréalistes. Les scènes de vie intérieures étaient très authentiques.
Je pense que tu peux être fier de ton gendre et de ta fille. Je leur souhaite une grande réussite.

Jacques Weiss- psychiatre, psychanalyste, époux de Chantal et sa galerie
 Après un très beau film d'un jeune cinéaste , une très belle critique.
 Beaucoup de choses de qualité dans ce film , la photographie, le découpage, le montage, les gros plans , un vrai langage cinématographique,  et  parfois même les mots sont importants;J'ai pensé à Ken Loach , à Bresson aussi, à quelque chose de la nouvelle vague française (mais dont le maître est effectivement Bresson, que j'ai découvert il y a peu sur dvd...!!)
 Et puis , je ne peux pas m'en empêcher,excuse -moi, mais j'ai le sentiment que la fille du père a fait fort en épousant un jeune cinéaste prometteur  dont le discours  cinématographique est comme une réponse ou un dialogue avec le père.
A bientôt et encore Bravo aux jeunes



« Je me suis décidée à aller voir le film malgrè le sujet un peu hard...nous
étions 5 dans la salle, 2 personnes sont sorties au bout d'une demi-heure...
Je ne me lancerai pas dans de grands commentaires qui paraîtraient bien
insipides au regard des vôtres...juste quelques mots pour dire que j'ai trouvé
que c'était bien filmé, que l'actrice est formidable vu la difficulté du rôle
qu'elle joue; merci au violoncelle qui vient juste après des scènes très dures
et qui moi m'a apaisée...c'est un film fort, c'est un film à voir. »

Jeanne-Hélène
Good morning,sir !
I must say I was very impressed to meet the Director and one of the actor of the movie. It was really unexpected. It can probably explain why I wasn't talking a lot. I really love Cinema, and when I was outside and in another street, I felt like asking two thousand questions. But my friend is very shy and didn't really want to do it, because she couldn't speak very well. Anyway, now I regret my silence. Moreover, I'm usually not able to speak about a movie the very day I see it. I need to wait for the day after to really know what I thought about it. Anyway I just want to say that I appreciated this movie and it's a useful change compared to what I usually watch.

Have a nice day and I hope your career will be very long

Arthur, gavroche de banlieue. 
J'ai trouvé beaucoup de qualités, à ton oeuvre, je ne parle pas de, mise en scène, montage,rythme,direction photographique,c'est parfait!,on voit dés le début que tu est perfectionniste et réalisateur de talent.Dans le sens qu'on ne voit aucune erreur. y compris,dans certaines plans fixes risquées ,qui"forcent" a écouter et regarder, Nadine et elle seule parlant aux autres, mais tu conserve toujours la caméra sur son visage(celà frise la rigidité,ça ne l'a pas fait, et c'est finalement payant).Cette façon de tourner s'impose par son caractère,en tout cas sa rareté.Trés vite on en apprécie,le choix et l'utilité.
Ce le film est toujours dans mes pensées,à l'heure ou j'écris.Je peux encore voir très précisément certaines scènes,tant la symbolique "musicale et répétitive visuellement de certains repères" ,fixe, le spectateur,du début à la fin du film.Quand à La fin, vraiment surprenante,étrangement innatendue(pour moi):superbement maitrisée,à tous niveaux,je pèse mes mots. Bien que qu'une personne parte définitivement, cela surprend mais ne rends pas frustrés par la mort qui existe et qui existera (la preuve s'il en est, les spectateurs ont mis du temps le temps de remixer images et sentiments,avant d'applaudir,tant la dualité des messages,à la fin du film,étaient, douce et mortelle à la fois . De ce départ volontaire de ce cauchemar qu'elle vit,c'est enfin là que l'on peut mesurer l'ampleur de sa souffrance. Donner une fin à ce film,a dû etre difficile ,en tout les cas Bravo, qu'il est réussi ! Tout en étant poétique,réaliste, violent,et politique,tu nous donne une angleterre non caricaturée, qui va etre la notre.
On vole entre Le contraste permanent, arbres, eaux ruisselantes, architechtures surdimensionnées,verdure, et coins dangereux, très bien suggerée par les espaces, et le rythme alternatif et hypnotique qui plane.
les sentiments, les réactions et les relations humaines sont là : sous forme de scènes,cohérentes,véritables,
sans concessions, spacieuses,ou confinées, changantes..., et meme un un moment drôle!!pour un film dramatique, c'est une marque d'aisance qui laisse prommettre une marge confortable d' évolution,avec La scène "biblique" à la "Tarantino" de la punition par, et du beau-père,ponctue aussi intelligement le film.
Mais la violence de la vie d'adolescente de jeune fille, devenant de plus en plus seule, et enfin rejetée, ni forte, ni faible, ni lâche, elle ne trouvera pas, même pas avec l'homme qu'elle a choisi d'aimer, ce qu'elle aurait souhaité entendre.
Mais c'est souvent les plus proches, qui nous font le plus de mal...
Après avoir goûté au plus abject de la puissance de l'homme, la force physique contre les femmes,et "s'en est fini de ses rêves de paix et d'amour", et, de vie .
Bravo.Ce film parle a l'adolescent qui est toujours en nous,et nous engage tous sentimentalement et intellectuellement.Tu peux être fièr de ce nouveau long-métrage,et mérite,encouragements,quiétude et inspiration. Au plaisir de ton prochain registre de réalisation.
Que la force et la chance soient avec toi. Sincerely.






2 comments:

  1. J'ai trouvé beaucoup de qualités, à ton oeuvre, je ne parle pas de, mise en scène, montage,rythme,direction photographique,c'est parfait!,on voit dés le début que tu est perfectionniste et réalisateur de talent.Dans le sens qu'on ne voit aucune erreur. y compris,dans certaines plans fixes risquées ,qui"forcent" a écouter et regarder, Nadine et elle seule parlant aux autres, mais tu conserve toujours la caméra sur son visage(celà frise la rigidité,ça ne l'a pas fait, et c'est finalement payant).Cette façon de tourner s'impose par son caractère,en tout cas sa rareté.Trés vite on en apprécie,le choix et l'utilité.
    Ce le film est toujours dans mes pensées,à l'heure ou j'écris.Je peux encore voir très précisément certaines scènes,tant la symbolique "musicale et répétitive visuellement de certains repères" ,fixe, le spectateur,du début à la fin du film.Quand à La fin, vraiment surprenante,étrangement innatendue(pour moi):superbement maitrisée,à tous niveaux,je pèse mes mots. Bien que qu'une personne parte définitivement, cela surprend mais ne rends pas frustrés par la mort qui existe et qui existera (la preuve s'il en est, les spectateurs ont mis du temps le temps de remixer images et sentiments,avant d'applaudir,tant la dualité des messages,à la fin du film,étaient, douce et mortelle à la fois . De ce départ volontaire de ce cauchemar qu'elle vit,c'est enfin là que l'on peut mesurer l'ampleur de sa souffrance. Donner une fin à ce film,a dû etre difficile ,en tout les cas Bravo, qu'il est réussi ! Tout en étant poétique,réaliste, violent,et politique,tu nous donne une angleterre non caricaturée, qui va etre la notre.
    On vole entre Le contraste permanent, arbres, eaux ruisselantes, architechtures surdimensionnées,verdure, et coins dangereux, très bien suggerée par les espaces, et le rythme alternatif et hypnotique qui plane.
    les sentiments, les réactions et les relations humaines sont là : sous forme de scènes,cohérentes,véritables,sans concessions, spacieuses,ou confinées, changantes..., et meme un un moment drôle!!pour un film dramatique, c'est une marque d'aisance qui laisse prommettre une marge confortable d' évolution,avec La scène "biblique" à la "Tarantino" de la punition par, et du beau-père,ponctue aussi intelligement le film.
    Mais la violence de la vie d'adolescente de jeune fille, devenant de plus en plus seule, et enfin rejetée, ni forte, ni faible, ni lâche, elle ne trouvera pas, même pas avec l'homme qu'elle a choisi d'aimer, ce qu'elle aurait souhaité entendre.
    Mais c'est souvent les plus proches, qui nous font le plus de mal...
    Après avoir goûté au plus abject de la puissance de l'homme, la force physique contre les femmes,et "s'en est fini de ses rêves de paix et d'amour", et, de vie .
    Bravo.Ce film parle a l'adolescent qui est toujours en nous,et nous engage tous sentimentalement et intellectuellement.Tu peux être fièr de ce nouveau long-métrage,et mérite,encouragements,quiétude et inspiration. Au plaisir de ton prochain registre de réalisation.
    Que la force et la chance soient avec toi. Sincerely.
    Arthur, gavroche de banlieue.

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